Le féminisme à travers TikTok

Publié le 22 avril 2026 à 08:31

Des exemples d'injonctions féministes 

"Systémique" membre TikTok dont j’ai fait la connaissance via des lives de dissident, sur lesquels il se trouve fréquemment.

(Systémique est un homme, Dissident est une femme).

J’avais déjà cru comprendre que dissident le complimentait fréquemment, ouvertement, sans retenue. Ce que je n’avais pas exactement su expliquer sur le moment, bien que, via une idée lancée par Stéphane Édouard sur le sujet, qui me restait dans un coin de la tête en suspens et que je ne développerai pas plus ici, je sentais que cela n’était pas favorable à ce systémique.

En gros, je la sentais plus gonfler l’ego de son interlocuteur qu’avoir une véritable volonté de communiquer une attirance sincère.

Lors d’un live de cette fameuse dissident, je l’entends, toujours dissident, donner d’un ton péremptoire un chiffre de 300 000, correspondant au nombre de naissances issues de viols aux USA dans les États ayant interdit l’avortement.

Je monte sur le panel, je lui demande sa source. Au début, grand silence, cafouillage, puis ça part sur autre chose, comme si on ne m’avait pas entendu. Bien que je sache pertinemment qu’elle m’avait très bien entendu, j’abandonne ma question à dessein, juste pour tester son honnêteté intellectuelle et voir si elle daignera revenir sur ce que je lui ai demandé.

Au bout de plusieurs minutes, il y a une baisse d’intensité dans le live, et effectivement, c’est plus fort qu’elle : elle rouvre ma question initiale, qui semblait avoir été complètement noyée par les autres sujets, et dit :

« effectivement, les chiffres que j’ai donnés tout à l’heure sont faux, je les ai confondus avec d’autres ; les vrais sont de l’ordre de 120 000 environ ».

En passant, il faut le reconnaître, elle a quand même réussi, même si ce fut dur, à rester honnête.

Je lui signifie que « mes » chiffres correspondent plus à une fourchette entre 85 000 et 110 000. On n’est pas d’accord, mais bref, je décide de laisser tomber car, finalement, je me dis que l’on pinaille pour peu de différence, et cela dit, je trouve de toute façon le chiffre énorme, même corrigé.

De là, je me pose une question liée à ce qu’elle essaie, bien évidemment sous couvert de mille précautions captieuses, de nous faire comprendre.

À savoir que si autant d’hommes seraient des sortes de démons égoïstes et enragés, vêtus de noir et rouge, brandissant des haches, et elles, des anges purs drapés de dentelles blanches avec des clochettes aux chevilles, comment détermine-t-on la véracité de l’absence de consentement d’un acte sexuel, d’autant plus lorsqu’il a donné naissance à un enfant ?

Donc, pour qu’il y ait naissance d’un enfant, je ne vous fais pas de dessin, mais essayez de vous imaginer entièrement la scène.

D’où mon interrogation, que je soumets au live.

Dissident entame un monologue pour parler du phénomène de « tétanisation ». En gros, la femme aurait tellement peur du démon masculin enragé qu’elle aurait en face d’elle, que son corps réagirait automatiquement de façon à se laisser faire pour se protéger (elle ne veut pas, c’est le corps qui « veut », mais le corps, ce n’est pas elle ? On ne comprend rien, mais j’ai l’habitude, et j’en connais les intentions).

De là, ça déchaîne les passions, et ce fameux systémique prend la parole, m’insulte plusieurs fois, de façon irascible et haineuse, et m’avoue, entre deux injures, qu’il a lui-même eu par le passé des gestes malencontreux envers des femmes, et qu’à partir de là, il aurait compris, notamment à l’aide de l’idéologie féministe, que la plupart des hommes, dont lui (je cite mot pour mot), sont de potentiels agresseurs.

Je lui demande de quels actes il a été question le concernant. Il répond, non sans ironie et mépris, ne (je cite) "bien sûr pas vouloir m’en dire plus".

Je demande à dissident s’il est, selon elle, possible qu’une personne ait pu ressentir du plaisir lors d’un viol.

Elle me répond, toujours pareil, que le corps peut effectivement réagir de sorte qu’il ne ressente pas ce que l'on appel "du plaisir", mais qu’il le « trompe » pour pouvoir se protéger.

Je n’ai rien compris, et je lui demande s’il peut en être de même pour une personne se faisant agresser, sans viol.

Elle me répond avec ironie et mépris, suivi d’un rire goguenard, que dans ce cas, « évidemment que non, on ne peut pas aimer se faire tabasser ».

Ai-je besoin de dire ce que j’en pense ? Peut-être plus tard…

Je laisserai aux lecteurs, avec leur intelligence et leur honnêteté envers eux-mêmes, se faire un avis.

Revenons sur le fameux systémique, qui, selon moi, est le cas exemplaire de ce que j’appellerais la victime du système féministe.

Il a visiblement, au vu des injures proférées à mon encontre, un côté irascible prononcé. Qu’il ait pu être violent envers des femmes, comme il l’avoue, et avoir pu les incarner comme le « mal », cela ne m’étonne pas ; cependant, c’est là que cela devient intéressant.

L’irascibilité est une passion triste.

Quand il s’énerve, il exprime sa tristesse : il est donc vulnérable, il souffre.

L’idéologie féministe le ramasse à la petite cuillère, lui injecte son sérum, le voilà reparti frais comme un gardon : il passe maintenant de « le mal, c’est la femme » à « le mal, c’est l’homme ».

D’une confusion à une autre…

Sans oublier que maintenant, comme c’est l’homme, dont il fait partie, le mal, il faut se soumettre au bien : la femme.

Ça devient donc un nerveux soumis.

Et l’idéologie féministe, par résignation et peur de l’homme, car totale incompréhension de celui-ci, le maintient, par doses régulières, dans cette illusion dans laquelle il peut se sentir important, (faussement) désiré, car il est du côté du bien.

Cela augmente donc sur le long terme sa nervosité au lieu de l’apaiser.

Car quand vient le retour à la réalité, sans mauvais jeu de mots, ça fait encore plus mal…

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