Le phénomène du gaz hilarant.

Publié le 24 mai 2026 à 06:49

Depuis quelques années, personne en France n’a pu échapper à ce fléau touchant principalement les jeunes : le gaz hilarant.

Il est le produit d’une partie de cette jeunesse française qui exprime son mal-être en cherchant justement à l’inverser, à le remplacer par son opposé : le rire.

Comme son nom l’indique, en consommant ce gaz, la personne désire se soustraire à ses névroses et accéder à une forme d’hilarité.

Le facteur important est que cette drogue se démarque des autres par le fait qu’elle est légale, dans le sens où tout le monde peut l’acheter dans le commerce.

Que cette jeunesse se soit tournée vers ce moyen plutôt qu’un autre nous en dit long sur ses aspirations, ses doutes et sa conception du futur.

Elle nous dit qu’elle veut, elle aussi, rire légalement, comme n’importe qui.

Elle nous dit également qu’elle tente, tant bien que mal, de résister à l’appel des drogues dites dures, et qu’elle a trouvé, comme moyen de substitution à ses doutes, un produit du quotidien, anodin, puisque présent jusque dans les cuisines via les siphons à chantilly ; un produit à la fois peu cher, facilement accessible et non répréhensible par la loi.

Ainsi, il y a moins d’obligation de se cacher pour le consommer que pour toute autre drogue interdite.

Cette jeunesse exprime aussi sa volonté de montrer qu’elle est inventive, qu’elle n’a pas choisi n’importe quelle vulgaire drogue dure pour masquer sa peine. Elle veut montrer qu’elle existe également par son ingéniosité, sa capacité à contourner les lois afin de se droguer, et donc à démontrer une certaine supériorité sur cette justice française, en prenant un malin plaisir à exposer sous ses yeux ses propres failles.

Elle nous montre qu’elle à choisi un mode opératoire tout droit sortie des prestigieuses écoles de médecines et de ses étudiants qui en ont à la base inventé le concept.

Elle veut nous faire comprendre qu’elle ne vaut pas moins que ces derniers, puisqu’elle aussi y parvient.

Cette jeunesse veut qu’on la considère. Elle se sent délaissée et nous appelle à l’aide.

Bien sûr, d’une manière provocante et à ses propres dépens ; mais c’est le propre de la jeunesse.

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